Les bases des ETFs

En écho à l’article sur les indices, paru dernièrement, celui-ci sur les ETF va permettre de comprendre un peu plus le fait d’investir de sur les indices et pourquoi l’oracle d’omaha le conseille tant.

Premièrement, qu’est-ce qu’un ETF ?  Derrière cet acronyme un peu complexe se cache un moyen « simple » d’investir en bourse et surtout un fonds d’investissement cherchant à suivre l’évolution d’un indice, le plus souvent boursier.  D’un point de vue juridique, ces dits fonds d’investissement sont émis par des sociétés de gestion et sont agréés par les autorités de marchés qui les régissent, les ETF ouverts à la commercialisation en Europe sont donc en tant que tels soumis à la réglementation européenne des OPCVM. De ce fait, les personnes décidant d’opter pour cette méthode d’investissement se voient protéger par les mêmes règles que les sicav ou fonds communs de placement plus « classiques ».
Dans les faits, les ETF (également appelés « tracker ») ont pour objectif premier de répliquer le plus fidèlement possible les variations d’un indice (appelé le ”sous-jacent) à la hausse comme à la baisse. Avec ce type de fonds, il est possible de suivre presque tous les indices boursiers des principales places financières de la planète.  Par exemple, un ETF prenant pour référence les performances du CAC 40 permettra d’investir dans toutes les entreprises du CAC 40 instantanément et simultanément. De ce fait et sans surprise sa performance devrait égale à celle de l’indice.   Cependant les ETF ne sont pas forcé d’être simplement indexé sur un indice tel que le CAC 40, le S&P 500 et bien d’autres pour exister, celui peut se baser sur autres chose que sur des indices préétablis, comme des secteurs d’activités ou bien même sur des ETF déjà établies et proposé par le broker. Une particularité relative à ce choix d’investissement est la gestion qui lui est imputée. En effet, les ETF sont dits « cotés en continu » ce qui veut grossièrement dire qu’ils peuvent faire l’objet de transactions durant l’entièreté de la séance boursière et comme pour les actions il faut passer un ordre de bourse auprès de votre intermédiaire financier. Cependant, à la différence du trading d’actions, les ETF sont gérés de façon dite « passive ». En d’autres termes cela veut dire que la gestion de ces ETF bien moins d’arbitrages, ce qui a pour effet d’occasionner moins de frais qu’un fond dit « plus classique ». On dit qu’ils sont gérés de façon passive car leur objectif est de suivre les fluctuations de leur indice de référence, sans tenter d’obtenir forcément une meilleure performance.           

Les performances basées sur indice sont le plus souvent relatées par le “tracking-error”, qui correspond à connaitre de la relation et la différence entre l’ETF et son indice, plus il est minime plus l’ETF remplit son objectif de gestion, soit calquer les variations d’un marché mais ne pas le battre. Autrement appelée opportunité d’arbitrage, elle se produit lorsque la demande de l’ETF augmente ou diminue le prix du marché, ou lorsque des problèmes de liquidité poussent les investisseurs à racheter ou à demander la création de parts supplémentaires de l’ETF. À ces moments, les fluctuations de prix entre l’ETF et ses actifs sous-jacents provoquent des erreurs de prix. La valeur liquidative du portefeuille sous-jacent est mise à jour toutes les 15 secondes pendant la journée de négociation. Ainsi, si un ETF se négocie avec une décote par rapport à la valeur liquidative, une société peut acheter des actions de l’ETF, puis se retourner et les vendre à la valeur liquidative, et inversement si elle se négocie avec une prime. Lorsque le prix de l’ETF s’écarte de la valeur des actions sous-jacentes, les arbitragistes entrent en action. Les actions des arbitragistes ramènent l’offre et la demande des ETF à l’équilibre pour qu’elles correspondent à la valeur des actions sous-jacentes.

Cette démarche nécessite moins de ressources (analyses, recherches, temps) pour la société gestionnaire par rapport celles nécessaire à la gestion d’un portefeuille d’actions plus « classique ». De plus, cette méthode en fait un investissement bien plus « sûr » car les marchés financiers, malgré les crises qu’ils traversent, ont une forte tendance à croitre au fil des années. C’est la toute la différence avec un fonds d’investissement traditionnel (SICAV ou FCP), qui lui tente de constituer un panier d’actifs, pièce par pièce, avec pour objectif de “battre le marché”, c’est-à-dire obtenir une meilleure performance que la moyenne des autres investisseurs, ce qui conduit logiquement à plus d’analyses, plus de travail, plus de risques et forcément plus possible retours.

Concernant les méthodes utilisées afin de suivre et imiter les plus possible les variations des indices, les gestionnaires en utilisent le plus souvent qui sont celles de duplication physique et de réplication synthétique. La première consistant gérer l’ETF comme un fonds traditionnel et détenir “en dur” les titres composant un indice. La seconde est à l’opposé car la gestion se fait sans détenir directement les titres. Le portefeuille est construit sur “synthétique” est construit sur la base de produits dérivés (swaps, contrats à terme, etc.). Ils sont chargés de dupliquer l’évolution du sous-jacent.

Si vous ne suivez pas aveuglément les conseils de Warren Buffet, voici quelques points qui iront dans son sens et pourront peut-être vous convaincre de choisir un tel mode de placement. Le premier point et le plus évident à mon sens est le fait de bénéficier d’une grande diversification à moindre coûts. De plus, derrière le concept d’ETF se cache une multitude de choix qui peuvent convenir à tous. En effet, les ETF ne sont pas forcément basé sur un indice boursier vous pouvez choisir ce qui le compose et vous trouverez logiquement un ETF qui vous convient.

« if you don’t study any companies, you have the same success buying stocks as you do poker in a poker game if you bet without looking at your cards “ Peter Lynch

Du fait de ce large panel de choix les ETF sont donc logiquement plus liquides que des investissements via des fonds traditionnels (types actions ou obligations). Les ETF ont un énorme avantage surtout si vous commencez à rentrer dans le jeu de l’investissement car il ne nécessite pas de minimum de souscription, du fait de l’achat de fragment et non d’actifs entiers.

De plus, un ETF se veut plus simple à contracter et loger car il peut l’être sur un compte titres, un PEA ou une assurance vie avec chacun ses avantages et ses inconvénients selon le choix. De plus, les ETF sont généralement moins taxés que les OPCVM avec une gestion active.

Pour investir dans un fonds indiciel, deux possibilités s’offrent à vous. La première consiste à passer par un courtier ou par votre banque. Mais attention comme tous placements les ETF comportent des risques. Le principal porte logiquement sur la variation de l’indice du marché suivi : si l’indice de votre placement baisse, votre portefeuille baisse dans les mêmes proportions, voire plus fortement si vous avez choisi des ETF à effet de levier. Vous pouvez donc perdre une partie de votre capital investi voire l’entièreté. D’ailleurs les ETF qui sont généralement très liquides peuvent suivre un indice de référence peu connu souvent qualifié d’« exotiques ». Leur marché est donc plus confidentiel (moins de vendeurs et moins d’acheteurs) et ils peuvent de ce fait être peu liquides. En effet, un ETF peu connu a moins d’acheteurs et de vendeurs, et peut aussi avoir des difficultés à suivre l’évolution de marchés « étroits ».
Si les risques liés à ce moyen d’investissement ne vont vous ont pas découragés, grand bien vous fasse, cependant ne soyez pas dupe chaque investissement comportent des risques et ce même si Warren Buffet le conseil. En effet, derrière l’apparente simplicité d’accès aux ETF ne doit pas vous leurrer. Pour un seul marché, la diversité des indices peut être importante. Certains ETF sont des produits complexes. Leur dénomination, parfois peu claire, peut conduire à de mauvais choix. Avant d’investir, il est important de comprendre ce que vous achetez et d’être bien conscient des risques liés à ce type d’investissement (baisse de l’indice, écart de suivi de l’indice, manque de liquidité sur des ETF spécifiques, etc…) mais surtout qu’a cœur vaillant rien d’impossible.

 

 

Les bases des ETFs

En écho à l’article sur les indices, paru dernièrement, celui-ci sur les ETF va permettre de comprendre un peu plus le fait d’investir de sur les indices et pourquoi l’oracle d’omaha le conseille tant.

 

Premièrement, qu’est-ce qu’un ETF ?  Derrière cet acronyme un peu complexe se cache un moyen « simple » d’investir en bourse et surtout un fonds d’investissement cherchant à suivre l’évolution d’un indice, le plus souvent boursier.  D’un point de vue juridique, ces dits fonds d’investissement sont émis par des sociétés de gestion et sont agréés par les autorités de marchés qui les régissent, les ETF ouverts à la commercialisation en Europe sont donc en tant que tels soumis à la réglementation européenne des OPCVM. De ce fait, les personnes décidant d’opter pour cette méthode d’investissement se voient protéger par les mêmes règles que les sicav ou fonds communs de placement plus « classiques ».
Dans les faits, les ETF (également appelés « tracker ») ont pour objectif premier de répliquer le plus fidèlement possible les variations d’un indice (appelé le ”sous-jacent) à la hausse comme à la baisse. Avec ce type de fonds, il est possible de suivre presque tous les indices boursiers des principales places financières de la planète.  Par exemple, un ETF prenant pour référence les performances du CAC 40 permettra d’investir dans toutes les entreprises du CAC 40 instantanément et simultanément. De ce fait et sans surprise sa performance devrait égale à celle de l’indice.   Cependant les ETF ne sont pas forcé d’être simplement indexé sur un indice tel que le CAC 40, le S&P 500 et bien d’autres pour exister, celui peut se baser sur autres chose que sur des indices préétablis, comme des secteurs d’activités ou bien même sur des ETF déjà établies et proposé par le broker. Une particularité relative à ce choix d’investissement est la gestion qui lui est imputée. En effet, les ETF sont dits « cotés en continu » ce qui veut grossièrement dire qu’ils peuvent faire l’objet de transactions durant l’entièreté de la séance boursière et comme pour les actions il faut passer un ordre de bourse auprès de votre intermédiaire financier. Cependant, à la différence du trading d’actions, les ETF sont gérés de façon dite « passive ». En d’autres termes cela veut dire que la gestion de ces ETF bien moins d’arbitrages, ce qui a pour effet d’occasionner moins de frais qu’un fond dit « plus classique ». On dit qu’ils sont gérés de façon passive car leur objectif est de suivre les fluctuations de leur indice de référence, sans tenter d’obtenir forcément une meilleure performance.           

Les performances basées sur indice sont le plus souvent relatées par le “tracking-error”, qui correspond à connaitre de la relation et la différence entre l’ETF et son indice, plus il est minime plus l’ETF remplit son objectif de gestion, soit calquer les variations d’un marché mais ne pas le battre. Autrement appelée opportunité d’arbitrage, elle se produit lorsque la demande de l’ETF augmente ou diminue le prix du marché, ou lorsque des problèmes de liquidité poussent les investisseurs à racheter ou à demander la création de parts supplémentaires de l’ETF. À ces moments, les fluctuations de prix entre l’ETF et ses actifs sous-jacents provoquent des erreurs de prix. La valeur liquidative du portefeuille sous-jacent est mise à jour toutes les 15 secondes pendant la journée de négociation. Ainsi, si un ETF se négocie avec une décote par rapport à la valeur liquidative, une société peut acheter des actions de l’ETF, puis se retourner et les vendre à la valeur liquidative, et inversement si elle se négocie avec une prime. Lorsque le prix de l’ETF s’écarte de la valeur des actions sous-jacentes, les arbitragistes entrent en action. Les actions des arbitragistes ramènent l’offre et la demande des ETF à l’équilibre pour qu’elles correspondent à la valeur des actions sous-jacentes.

Cette démarche nécessite moins de ressources (analyses, recherches, temps) pour la société gestionnaire par rapport celles nécessaire à la gestion d’un portefeuille d’actions plus « classique ». De plus, cette méthode en fait un investissement bien plus « sûr » car les marchés financiers, malgré les crises qu’ils traversent, ont une forte tendance à croitre au fil des années. C’est la toute la différence avec un fonds d’investissement traditionnel (SICAV ou FCP), qui lui tente de constituer un panier d’actifs, pièce par pièce, avec pour objectif de “battre le marché”, c’est-à-dire obtenir une meilleure performance que la moyenne des autres investisseurs, ce qui conduit logiquement à plus d’analyses, plus de travail, plus de risques et forcément plus possible retours.

 

Concernant les méthodes utilisées afin de suivre et imiter les plus possible les variations des indices, les gestionnaires en utilisent le plus souvent qui sont celles de duplication physique et de réplication synthétique. La première consistant gérer l’ETF comme un fonds traditionnel et détenir “en dur” les titres composant un indice. La seconde est à l’opposé car la gestion se fait sans détenir directement les titres. Le portefeuille est construit sur “synthétique” est construit sur la base de produits dérivés (swaps, contrats à terme, etc.). Ils sont chargés de dupliquer l’évolution du sous-jacent.

 

Si vous ne suivez pas aveuglément les conseils de Warren Buffet, voici quelques points qui iront dans son sens et pourront peut-être vous convaincre de choisir un tel mode de placement.

 Le premier point et le plus évident à mon sens est le fait de bénéficier d’une grande diversification à moindre coûts. De plus, derrière le concept d’ETF se cache une multitude de choix qui peuvent convenir à tous. En effet, les ETF ne sont pas forcément basé sur un indice boursier vous pouvez choisir ce qui le compose et vous trouverez logiquement un ETF qui vous convient.

 

« if you don’t study any companies, you have the same success buying stocks as you do poker in a poker game if you bet without looking at your cards “ Peter Lynch

 

Du fait de ce large panel de choix les ETF sont donc logiquement plus liquides que des investissements via des fonds traditionnels (types actions ou obligations). Les ETF ont un énorme avantage surtout si vous commencez à rentrer dans le jeu de l’investissement car il ne nécessite pas de minimum de souscription, du fait de l’achat de fragment et non d’actifs entiers.

De plus, un ETF se veut plus simple à contracter et loger car il peut l’être sur un compte titres, un PEA ou une assurance vie avec chacun ses avantages et ses inconvénients selon le choix. De plus, les ETF sont généralement moins taxés que les OPCVM avec une gestion active.

Pour investir dans un fonds indiciel, deux possibilités s’offrent à vous. La première consiste à passer par un courtier ou par votre banque.

 

Mais attention comme tous placements les ETF comportent des risques. Le principal porte logiquement sur la variation de l’indice du marché suivi : si l’indice de votre placement baisse, votre portefeuille baisse dans les mêmes proportions, voire plus fortement si vous avez choisi des ETF à effet de levier. Vous pouvez donc perdre une partie de votre capital investi voire l’entièreté. D’ailleurs les ETF qui sont généralement très liquides peuvent suivre un indice de référence peu connu souvent qualifié d’« exotiques ». Leur marché est donc plus confidentiel (moins de vendeurs et moins d’acheteurs) et ils peuvent de ce fait être peu liquides. En effet, un ETF peu connu a moins d’acheteurs et de vendeurs, et peut aussi avoir des difficultés à suivre l’évolution de marchés « étroits ».

 

 

Si les risques liés à ce moyen d’investissement ne vont vous ont pas découragés, grand bien vous fasse, cependant ne soyez pas dupe chaque investissement comportent des risques et ce même si Warren Buffet le conseil. En effet, derrière l’apparente simplicité d’accès aux ETF ne doit pas vous leurrer. Pour un seul marché, la diversité des indices peut être importante. Certains ETF sont des produits complexes. Leur dénomination, parfois peu claire, peut conduire à de mauvais choix. Avant d’investir, il est important de comprendre ce que vous achetez et d’être bien conscient des risques liés à ce type d’investissement (baisse de l’indice, écart de suivi de l’indice, manque de liquidité sur des ETF spécifiques, etc…) mais surtout qu’a cœur vaillant rien d’impossible.

 

 

Aucune réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *